lundi, décembre 05, 2011

MORCHEEBA/ENJOY THE RIDE

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

Morcheeba - Enjoy The Ride 




(feat. Judy Tzuke)

Shut the gates and sunset
After that you can't get out
You can see the bigger picture
Find out what it’s all about
You're open to the skyline
You won't want to go back home
In a garden full of angels
You will never be alone

But oh the road is long
The stones that you are walking on
Have gone

With the moonlight to guide you
Feel the joy of being alive
The day that you stop running
Is the day that you arrive

And the night that you got locked in
Was the time to decide
Stop chasing shadows
Just enjoy the ride

If you close the door to your house
Don't let anybody in
It's a room that's full of nothing
All that underneath your skin
Face against the window
You can't watch it fade to grey
And you'll never catch the fickle wind
If you choose to stay

But oh the road is long
The stones that you are walking on
Have gone

With the moonlight to guide you
Feel the joy of being alive
The day that you stop running
Is the day that you arrive

And the night that you got locked in
Was the time to decide
Stop chasing shadows
Just enjoy the ride

Stop chasing shadows
Just enjoy the ride        
 
♥!♥!♥!♥!♥!

DUMAS(ephemeris)

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

 (suite de "Ils nous ont quitté aujourd'hui"...)

2) Alexadre Dumas en 1870 
Les trois mousquetaires
 Alexandre Dumas est né le 24 juillet 1802 (5 thermidor de l’An X), la même année que Victor Hugo, de cinq mois son aîné. C’est le bicentenaire de deux écrivains majeurs de langue française que l’on commémore cette année. Tous deux sont fils de généraux, tous deux ont eu la passion d’écrire, mais si Victor Hugo est enseigné dans les écoles, Alexandre Dumas se lit plutôt durant les vacances, et ses récits où les faits historiques se mêlent au roman, ont pu donner le goût de l’Histoire de France à bien des universitaires, même s’ils ne l’avouent pas.

D’où lui vient ce talent, cette imagination, cette envie de raconter des histoires ? Faut-il les rechercher dans les origines lointaines de ce jeune quarteron de la deuxième génération en imaginant qu’un lointain griot de ses ancêtres lui a légué ses dons ? Faut-il penser que la Révolution française et les conquêtes napoléoniennes ont résonné à ses oreilles d’enfant comme des épopées où la gloire, les drames et les intrigues ressemblent à du théâtre vécu ? Son père, le général Thomas-Alexandre Dumas mourut en 1806, alors que le petit garçon n’avait que quatre ans. A-t-il eu le temps de lui raconter ses batailles et ses conduites héroïques ? A-t-il rappelé ses premières années à Saint Domingue, où il n’était que le fils de Césette, la négresse-compagne de son père, et où l’on parlait de lui et de ses frères et soeurs comme « ceux du mas », les marmots du sieur Delisle, en vérité Davy de la Pailleterie ?

Un vrai roman que cette histoire de famille. Ce grand-père, Alexandre Davy de la Pailleterie, n’est pas très recommandable. Fils aîné de la bonne bourgeoisie normande, il est venu rejoindre son frère cadet à Saint Domingue, un île à l’époque occupée par les Français et les Espagnols où l’on exploite la canne à sucre... et les hommes qui la coupent. Le cadet Charles s’est établi dans l’île et se donne le plus grand mal pour accroître ses biens. Alexandre qui n’a pas envie de se fatiguer, se laisse entretenir par son frère qui le lui reproche souvent. Un beau jour de 1748, il disparaît avec trois serviteurs de son frère et va se réfugier dans un coin de l’île où il prend le pseudonyme de Delisle. Que faire de ces esclaves sinon les échanger contre une belle femme qui peut partager le lit du maître ? Césette Marie sera celle-ci. Elle lui donnera quatre enfants.

Thomas Alexandre Dumas-Davy est un bel enfant au bronzage clair et aux cheveux bouclés. Tandis que son père dilapide la fortune familiale, il étudie. Nul doute qu’il songe à sa mère, restée à Saint-Domingue, et à laquelle il rend hommage en choisissant de porter son nom de Dumas. Le vent de la Révolution française souffle sur l’île et l’esclavage est remis en cause. Thomas-Alexandre qui se veut républicain s’est engagé dans l’armée et s’y comporte en héros. Il va vivre les événements successifs des guerres révolutionnaires et le début de l’Empire. Si sa couleur de peau lui a valu quelques réflexions racistes, elle ne lui a jamais nui auprès des femmes, bien au contraire. Le jeune militaire a su plaire, et en particulier à la fille d’un hôtelier, Marie Labouret, qui deviendra son épouse et la mère de ses enfants. C’est à elle qu’il contera son enfance, ses origines, son passé à Saint-Domingue et c’est par son intermédiaire que le futur écrivain connaîtra le roman des Dumas et des Davy de la Pailleterie.

Alexandre Dumas, dans ses Mémoires racontera les exploits de son père avec fierté. A Bonaparte qui voulait envoyer le général mater la révolte menée par Toussaint-Louverture à Saint-Domingue, l’officier répondit : « Citoyen Consul, vous oubliez que ma mère était une négresse. Comment pourrais-je vous obéir ? Je suis d’origine nègre. Je n’irai pas apporter la chaîne et le déshonneur à ma terre natale, et à des hommes de ma race. » Le militaire a transmis à son fils sa bravoure et son goût du risque, mais aussi sa vitalité et son sens de l’honneur. Le petit Alexandre qui voit son père mourir en 1806, alors qu’il n’a que quatre ans, reçoit cet héritage moral et intellectuel. Les qualités qui ont contribué à la réussite de l’homme d’armes, vont faire celle de l’homme de plume.

Alexandre, comme son père, est un beau jeune homme aux cheveux bouclés, blonds dans sa jeunesse, puis foncés par la suite. Lui aussi plaît aux femmes, et toute sa vie il va en user et en abuser. Ce n’est pas l’armée qui le tente, et le sang chaud qui est le sien le pousse davantage dans les plaisirs de la vie que dans l’héroïsme paternel ou dans le calme bourgeois de la famille Labouret. Alexandre aime le théâtre, il y passerait volontiers sa vie. Et c’est le théâtre qui va le faire connaître et dévoiler ses dons pour l’écriture.

Arrêtons-nous un instant sur cette époque si riche en talents artistiques et dont l’influence se fera sentir sur le bouillant Alexandre. Le romantisme est né en France avec Lamartine qui publie en 1820 ses Méditations poétiques. Le roman historique a trouvé son premier auteur avec Walter Scott qui, en Angleterre a fait éditer Ivanhoe. Le public allemand applaudit les symphonies de Beethoven, tandis qu’en France, Berlioz enthousiasme les romantiques. Des artistes, comme Delacroix, peignent la passion et la violence ; bientôt Balzac analysera la société avec sa Comédie humaine et, au théâtre, Victor Hugo déchaînera les foules en faisant jouer Hernani. En cette première moitié du XIXe siècle, les grandes lignes de l’évolution culturelle de l’Europe se dessinent, et le fils du général va y insérer son talent.

Ce n’est pas Victor Hugo qui a ouvert la voie au théâtre historique mais Dumas, en présentant au Théâtre français une pièce intitulée Henri III et sa cour qui, en 1829, lui vaut la notoriété. Homme de théâtre Dumas ? Oui, oh combien ! Même si son œuvre est de valeur inégale, son tempérament fougueux, son goût de la démesure, son activité débordante le portent à imaginer, à créer, à faire passer dans le public le feu qui couve sous sa plume. Où puise-t-il son inspiration ? Partout ! Auprès de ses amis, des femmes, dans la légende familiale et surtout dans l’Histoire. Dumas se tourna vers le passé pour y composer ses chefs d’œuvre. Il passionna ses lecteurs avec Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt Ans après ( 1845), Le collier de la reine (1849) et bien d’autres récits qui continuent d’intéresser la jeunesse et de donner au cinéma ses meilleurs scénarios. La Reine Margot et surtout Le Comte de Monte-Cristo incarné récemment par Gérard Depardieu montrent que les oeuvres d’Alexandre Dumas poursuivent leur trajectoire.

Héritier d’une histoire, d’un métissage qu’il assuma avec orgueil, d’un tempérament effervescent, Alexandre Dumas est un inventeur fécond, un créateur d’images, au verbe coloré, comme en témoignent deux anecdotes qui lui sont imputées : A quelqu’un qui lui reprochait d’avoir violé l’Histoire, il aurait répondu « oui mais je lui ai fait de beaux enfants ». A un autre qui faisait allusion à son ascendance noire, il aurait répliqué « Mon père était mulâtre, mon grand père était un nègre, et mon arrière-grand-père était un singe ; vous voyez monsieur que ma famille commence par où la vôtre finit. » Vraies ou fausses, ces répliques correspondent bien à l’humour et au panache de ce fils du général.

Si certains critiques littéraires ont porté sur lui des jugements sévères, lui contestant une place éminente dans la littérature, d’autres, comme son contemporain et ami Victor Hugo, ont témoigné de son talent. Dans une lettre, adressée à son fils, il résume bien ce que Dumas a apporté à la littérature : « Alexandre Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.... Toutes les émotions les plus pathétiques du drame, toutes les ironies et toutes les profondeurs de la comédie, toutes les analyses du roman, toutes les intuitions de l’histoire sont dans l’œuvre surprenante construite par le vaste et agile architecte... » Mais le meilleur hommage rendu à un auteur n’est-il pas celui des lecteurs qui, aujourd’hui encore, lisent avec passion les oeuvres issues de l’imagination de ce conteur d’histoire ?

CLAUDE MONET(ephemeris)

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

 (suite des "ils nous ont quitté aujourd'hui")
3) Claude Monnet en 1928
 
Monet est reconnu comme étant l'un des créateurs de l'impressionnisme, le plus convaincu et le plus constant des peintres impressionnistes, en même temps que le chef de file du mouvement impressionniste.


Depuis ses débuts comme artiste, il fut encouragé à toujours écouter et transmettre ses perceptions, et toutes les critiques qu'il dut subir ne l'éloignèrent jamais de cette quête.
Claude Monet naquit à Paris le 14 Novembre 1840 mais toutes ses impressions d'enfant et d'adolescent sont liées à la ville du Havre où sa famille déménagea vers 1845. Son père y tenait un commerce d'articles coloniaux.

En 1870, Monet épousa son modèle Camille Doncieux, qui lui avait donné son fils Jean (1867-1914); en 1878 leur deuxième fils, Michel, naquit. Camille posa pour de nombreuses toiles de Monet e.g.  
Les promeneurs
Femmes Au Jardin

La femme à l'ombrelle
Les promeneurs, Femmes au jardin (Camille pose pour les 4), La femme à l'ombrelle, La japonaise , et beaucoup d'autres.
Pendant la guerre Franco-Prussienne de 1870-71 et la courte guerre civile qui suivit (la Commune) , Monet vécut à Londres et fut présenté à Paul Durand-Ruel, un important marchand d'art, qui devait contribuer beaucoup à diffuser les oeuvres impressionnistes.
Impression, Soleil Levant (1873)
En 1874, dans une atmosphère de plus en plus hostile de la part des milieux officiels, Monet et ses amis formèrent un groupe et exposèrent dans leur propre salon pour la première fois. Une de ses oeuvres, "Impression, soleil levant" donna son nom au mouvement impressionniste.

A l'origine, le groupe des impressionnistes est ce petit groupe de jeunes peintres, tous âgés de trente à quarante ans, partageant une nouvelle conception de la nature et de l'art. L'acte de peindre et l'oeuvre d'art qui en résulte y sont revendiqués comme un plaisir, celui du peintre et de sa création personnelle.
Dans cette nouvelle conception de l'art pour l'art, la vérité du tableau est relative parce qu'elle dépend du sujet qui le peint et du spectateur qui le regarde, et qu'il n'est pertinent qu'à un moment et sous des conditions données, ce qui souligne l'importance d'une exécution rapide, proche de l'esquisse. Au service de celle-ci la recherche des impressionnistes sur la lumière et les couleurs leur font découvrir de nouveaux procédés picturaux où la juxtaposition sur la toile des taches de couleur pure ne se fondront en un "mélange optique" que dans l'oeil du spectateur.
Monet laisse une oeuvre considérable autant par la quantité (plus de 2000 oeuvres répertoriées), que par sa recherche impressionniste, expression dont il est le représentant le plus typique. Le père de l'Impressionnisme écrira d'ailleurs à ce sujet peu de temps avant sa mort : 

"J'ai toujours eu horreur des théories... Je n'ai que le mérite d'avoir peint directement, devant la nature, en cherchant à rendre mes impressions devant les effets les plus fugitifs, et je reste désolé d'avoir été la cause du nom donné à un groupe dont la plupart n'avaient rien d'impressionniste."

MOZART (ephemeris)

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

Ils nous ont quitté un 5 décembre ...
Wolfgang Amadeus Mozart en 1791 
 

Portrait par Greuze en 1763
(né à Salzbourg, principauté du Saint-Empire romain germanique, le 27 janvier 1756, mort à Vienne le 5 décembre 1791), est un compositeur.
 Mozart est le fils du compositeur et grand pédagogue, Léopold Mozart qui occupe alors la fonction de vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, et de Anna Maria Pertl, son épouse.
Wolfgang est le septième enfant du couple. Trois enfants sont morts en bas âge avant la naissance de sa sœur Maria Anna (surnommée « Nannerl », née en 1751), et deux autres sont encore morts entre la naissance de cette sœur aînée et la sienne. Il est baptisé Joannes Chrysost[omus] Wolfgangus Theophilus. Theophilus, signifiant « aimé de Dieu », a des équivalents allemand (Gottlieb), italien (Amedeo) et latin (Amadeus).

On reconnaît généralement qu'il a porté à un point de perfection le concerto, la symphonie, et la sonate, qui devinrent après lui les principales formes de la musique classique, et qu'il fut un des plus grands maîtres de l'opéra. Son succès ne s'est jamais démenti. Son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie, de virtuosité et de maîtrise parfaite. Mozart ne peut pas véritablement être considéré comme écrivain. Toutefois, son abondante correspondance, qui a fait l’objet d’éditions partielles puis complètes, n’est pas seulement une source importante pour la compréhension du compositeur et de son époque, mais également une œuvre d’une qualité littéraire certaine.
Mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel), qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose.

Dès l'age de trois ans, Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique : il a l'oreille absolue et certainement une mémoire eidétique. Ses facultés déconcertent son entourage, et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l'orgue et la composition. Il sait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l'âge de six ans (1762), il compose déjà ses premières œuvres (menuets KV.2, 4 et 5 ; allegro KV.3). À quatorze ans, il aurait ainsi parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri, œuvre complexe qui dure environ quinze minutes, en ne l'ayant écouté qu’une seule fois.

Mozart - Symphonie n° 40 en sol mineur, K. 550 (juillet-août 1788)
Mozart - Sonata n°11 Rondo Alla Turca Allegretto
Mozart - Sonata n°16 en C major

He was a GENIUS !

FRANC(ephemeris)

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde


 Le 5 décembre 1360, le franc est créé à Compiègne sur ordonnance du roi de France, Jean II le Bon. Captif des Anglais après la défaite de Poitiers quatre ans plus tôt, en pleine guerre de cent ans, le souverain souhaite ainsi payer sa rançon. Tirée à trois millions d'exemplaires, la pièce d'or fin de 3.87g représente le roi sur son cheval brandissant une épée. Elle devient la monnaie unique du royaume. Après de nombreuses versions, le franc disparaîtra le 1er janvier 2002 au profit de l'euro.
®Metro.

dimanche, décembre 04, 2011

CITATION/WAR

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

 

« La guerre, c'est comme la chasse, sauf qu'à la guerre les lapins tirent. »

de Charles de Gaulle  

 

« Une guerre entre Européens est une guerre civile. » 

de Victor Hugo

« La guerre ne rend pas les hommes plus nobles... Elle en fait des chiens... Elle empoisonne l'âme. »

de Terrence Malick (Dialogue du film américain La Ligne rouge)


 

JAY Z/HARD KNOCK NIGHT

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

En ce même jour de 1969, le rappeur et homme d'affaire américain Jay-Z voit le jour dans le chic quartier de Brooklyn - tout comme Barbara Streisand - La devise officielle de Brooklyn est Een Draght Mackt Maght, elle est similaire à la devise de la Belgique "Eendracht maakt macht". Écrite en néerlandais, elle s'inspire de la devise des Provinces-Unies et peut être traduite par "Dans l'unité est la force" ou encore en français par L'union fait la force. Cette devise apparaît sur le drapeau et l'emblème officiels du borough, qui comportent également une jeune femme, un emblème traditionnel de républicanisme. Les couleurs officielles de Brooklyn sont le bleu et l'or.
JayZ - Hard Knock Life

samedi, décembre 03, 2011

CITATIONS DU JOUR

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde  

« La vie serait plus douce si on se levait plus tard parce que les soirées seraient plus longues. »


Fanny Ardant.

Enfin quelqu'un qui est d'accord avec moi ! 

╚__◄________┼____*____°____┘__*_______³_____~_______╬_______♦________¡____¶____╝

« Sentiment. Sensation digérée. »

Adrien Decourcelle, dramaturge du XIXème siècle.

J'aime beaucoup ses citation notamment celle la, que je trouve assez juste bien que générale.

JEAN LUC GODARD (ephemeris)

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

Le  3 décembre 1930, nait un des plus grand cinéastes français, JEAN LUC GODARD. Aujourd'hui, il a donc 71 étés.
Il est tout à la fois réalisateur, scénariste, dialoguiste, acteur, monteur, producteur et écrivain, critique et théoricien du cinéma.
Chef de file de la Nouvelle Vague, cinéaste engagé après 1968, expérimentateur vidéo dans la seconde partie des années 1970, son œuvre évolue à partir des années 1980-1990 vers le collage poétique, faits de références, de citations et d'hommages aux maîtres de l'histoire de la peinture, de la littérature, de la poésie et de la musique. Par son approche radicale, entière et provocatrice, Jean-Luc Godard est un des cinéastes les plus influents. La liste des cinéastes se réclamant de son influence est longue : Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Bernardo Bertolucci, Arthur Penn, Hal Hartley, Richard Linklater, Gregg Araki, John Woo, Mike Figgis, Robert Altman, Steven Soderbergh, Richard Lester, Jim Jarmusch, Rainer Werner Fassbinder, Brian De Palma, Wim Wenders, Oliver Stone ou Ken Loach...
Lors de la remise de son Oscar en novembre 2010, le scénariste Phil Alden Robinson a déclaré : « Godard a changé la façon d'écrire, de réaliser, de tourner et de monter. Il n'a pas seulement bouleversé les règles. Il les a écrasées en voiture avant de repasser dessus en marche arrière pour être sûr qu'elles soient bien mortes. ».
                 "A bout de souffle", sorti en 1960, est très certainement son film le plus connu. Conseil artistique : Claude Chabrol. Voici la bande d'annonce, réalis pa JLG lui-même, un an après sa parution: A Bout De Souffle, 1961
Jean-Luc Godard y apparait autour de la 53ème minute: c'est l'acheteur de France-Soir, rue de Berri, on le voit dénoncer Michel Poiccard à un policier.
                 "Le mépris",  d'après le roman éponyme d'Alberto Moravia, est réalisé par JLG en 1963. La musique est composé par Georges Delerue, et deviendra un air célèbre, citée ou reprise dans plusieurs autres films, notamment Casino de Martin Scorsese.. En voici un extrait (incipit): Le mépris, 1963 

_La lettre a Malraux_
En 1966, André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, obtient du secrétaire d'État à l'Information Yvon Bourges l'interdiction du film La Religieuse de Jacques Rivette (d'après Diderot). Jean-Luc Godard écrit à Malraux la lettre suivante :

« Votre patron avait raison. Tout se passe à un niveau vulgaire et subalterne… Heureusement, pour nous, puisque nous sommes des intellectuels, vous, Diderot et moi, le dialogue peut s'engager à un échelon supérieur.

Étant cinéaste comme d'autres sont juifs ou noirs, je commençais à en avoir marre d'aller chaque fois vous voir et de vous demander d'intercéder auprès de vos amis Roger Frey et Georges Pompidou pour obtenir la grâce d'un film condamné à mort par la censure, cette gestapo de l'esprit. Mais Dieu du Ciel, je ne pensais vraiment pas devoir le faire pour votre frère, Diderot, un journaliste et un écrivain comme vous, et sa Religieuse, ma sœur.

Aveugle que j'étais ! J'aurais dû me souvenir de la lettre pour laquelle Denis avait été mis à la Bastille… Ce que j'avais pris chez vous pour du courage ou de l'intelligence lorsque vous avez sauvé ma Femme mariée de la hache de Peyrefitte, je comprends enfin ce que c'était, maintenant que vous acceptez d'un cœur léger l'interdiction d'une œuvre où vous aviez pourtant appris le sens exact de ces deux notions inséparables : la générosité et la résistance. Je comprends enfin que c'était tout simplement de la lâcheté.

Si ce n'était prodigieusement sinistre, ce serait prodigieusement beau et émouvant de voir un ministre UNR en 1966 avoir peur d'un esprit encyclopédique de 1789…

Rien d'étonnant à ce que vous ne reconnaissiez plus ma voix quand je vous parle, à propos de l'interdiction de Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot, d'assassinat. Non. Rien d'étonnant dans cette lâcheté profonde. Vous faites l'autruche avec vos mémoires intérieurs. Comment donc pourriez-vous m'entendre, André Malraux, moi qui vous téléphone de l'extérieur, d'un pays lointain, la France libre ? »
Un post-scriptum précise : « Lu et approuvé par François Truffaut, obligé de tourner à Londres, loin de Paris, Fahrenheit 451, température à laquelle brûlent les livres. »