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dimanche, avril 08, 2012

Ephemeris/PABLO PICASSO

"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde

Dans la série <<Ils nous ont quittés aujourd'hui>>, je demande ...

















Pablo Picasso !
















Vraiment, c'était un mec génial, moi même je suis espagnole, donc je ne peux pas rester indiférente à son art, en paticulier son grand oeuvre 'Guernica' qui retrace la guerre civile d'une manière puissante et tragique.
Pour comprendre son oeuvre, ils faut connaitre sa vie et situer le contexte historique et culturel contemporain.

Il passe sa jeunesse et sa vie en france, dans les années 1900 en compagnie de nombreux autres artistes dans les quartiers bohèmes de Paris. 
En 1 jour, il termine pour un examen le travail laissé à faire pour un moi en temps normal ! 

Encouragé par son père, il est très fier de ses oeuvres de jeunesse, notamment Le Petit Picador jaune(1889) dont il ne veut pas se séparer.





De 1901 à 1904: Période bleue entamée par le suicide d'un de ses proches amis, Carlos Casagemas, due à une histoire d'amour qui a mal finie (Les histoires d'A...finissent mal, en général!)
De 1904 à 1907 : Période rose, due à sa rencontre avec Fernande Olivier, sa première femme. 

Achevé en juillet 1907, Les demoiselles d'Avignon, inspiré de masques africains, est un tableau considéré comme le point de départ du cubisme et comme l'un des plus importants de l'histoire de la peinture en raison de la rupture stylistique et conceptuelle qu'il propose.
Quoique très choqué par ce tableau, Georges Braques sera le compagnon de Picasso dans le nouveaut mouvement qu'il vient de créer. Trois formes de cubisme émergent : le précubisme, ou cubisme cézannien, le cubisme analytique et le cubisme synthétique.
Puis, en constante recherche de changement, il s'essaie à une forme de sculpture, d'abord par collage: Nature morte à la chaise cannée (Paris, Musée Picasso), Guitare(s) en carton (Paris, Musée Picasso).

Pendant la Première Guerre mondiale, Picasso séjourne à Rome avec Jean Cocteau, à partir du 17 février 1916. Il s'installe Via Margutta, d'où il voit la Villa Médicis. Outre de nombreux portraits dessinés, il peint L'ItalienneL'Arlequin et femme au collierIl rencontre Stravinski et la danseuse Olga Khokhlova qui devint sa femme. Dans une veine décorative, Picasso réalisa plusieurs portraits d’elle et de leur fils (Paul en Pierrot en 1925).
Du 23 janvier au 15 février 1918, Picasso expose avec Matisse chez Paul Guillaume. Il se marie avec Olga à l'église russe de Paris, le 12 juillet. Cocteau, Max Jacob et Apollinaire sont les témoins. Pendant un séjour à Biarritz, il peint Les Baigneuses (Paris, Musée Picasso).

L’année 1925 fut celle d’une rupture radicale dans la production du peintre. Il peignit des tableaux très violents montrant des créatures difformes, convulsives, prises dans les filets d’une rage hystérique : Femme dans un fauteuil (1926) et Baigneuse assise (1930). L’influence des poètes surréalistes fut indéniable dans cette volonté de dépeindre de l’intérieur l’enfer personnel. Cependant il adoptait une approche plus pragmatique que celle du « rêve calqué sur la toile » des surréalistes.
En 1935, il se consacre intensément à l'écriture de poèmes, en écrivant près de 400 sur une courte période.
Le 25 mars 1936 voit le départ secret de Picasso avec Marie-Thérèse et Maya pour Juan-les-Pins. Il fait des gouaches et des dessins sur le thème du Minotaure. Cette même année, au début de la Guerre civile espagnole, il est nommé directeur du Musée du Prado à Madrid. Début août, Picasso part pour Mougins et Dora Maar l'y rejoint.
À la suite du bombardement de Guernica, le 26 avril 1937 pendant la guerre civile espagnole, horrifié par ce crime, Picasso se lance dans la création d'une de ses œuvres les plus célèbres : Guernica et il dit :
« Cette peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre, offensif et défensif contre l’ennemi. »
Elle symbolise toute l'horreur de la guerre et la colère ressentie par Picasso à la mort de nombreuses victimes innocentes, causée par le bombardement des avions nazis à la demande dugénéral Franco. La légende veut qu'à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, qui lui aurait demandé devant une photo de la toile de Guernica, un peu indigné lors d'une visite à son atelier : « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c'est vous »
Durant la Seconde Guerre mondiale, Picasso écrit en 1941 une pièce de théâtre de style surréaliste, Le Désir attrapé par la queue, dont il donnera une lecture le 19 mars 1944 chez Michel Leiris avec ses amis Simone de BeauvoirJean-Paul SartreAlbert Camus, Louise Leiris, Pierre Reverdy, ect.

Trè
s opposé à la guerre, Picasso peint la célèbre Colombe de la paix (1949) et reçoit à ce titre un prix international de la paix en 1955. En février 1949, La Colombe est choisie par Aragon pour l'affiche du Congrès de la Paix qui ouvre à Paris le 20 avril. Après la Seconde Guerre mondiale, ses tableaux deviennent plus optimistes, plus gais, montrant, comme l'indique le titre d'un tableau de 1946, la Joie de vivre qu'il ressent alors. Picasso adhère, le 5 octobre 1944, au Parti communiste français (PCF) et publie un article dans l'Humanité le 29-30 octobre 1944 intitulé « Pourquoi j'ai adhéré au parti communiste » dans lequel il explique que son engagement personnel date de la période de la Guerre d'Espagne, renforcé par la lutte des résistants communistes français durant la guerre qui vient de s'achever, et qu'il ne lui suffit plus de lutter avec ses peintures « révolutionnaires » mais de « tout [lui]-même » adhérant à l'idéal communiste de progrès et de bonheur de l'homme. S'il se sent proche des idéaux du parti, il n'en sera jamais un membre actif, gardant sa totale liberté d'expression et prenant positions principalement à travers ses tableaux dénonçant notamment la Guerre de Corée en 1951 et prônant la Paix contre la Guerre dans de nombreuses œuvres. 
Picasso meurt le 8 avril 1973 d'une embolie pulmonaire. Il est enterré dans le parc du château de Vauvenargues selon la décision de sa femme Jacqueline et de son fils Paulo et non pas à Mougins, refusé par le maire.

lundi, décembre 12, 2011

FRANK SINATRA (ephemeris)




"La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui l'entoure." Oscar Wilde
Un 12 Décembre, en 1915. En cette froide journée de Décembre, une femme accouche dans des conditions difficiles au 415 de la Monroe Street. La tête et le coup déchirés par les forceps, le tympan perforé et l'oreille lacérée, l'enfant est laissé pour mort tandis que le médecin concentre ses soins sur la mère. Mais la grand-mère saisit le bébé par les pieds, court sur le palier et le place sous le jet glacé du robinet d'eau courante. Un cri immense s'élevé... l'enfant est sauf....Francis Albert Sinatra vient de pousser sa première note entre deux étages d'une maison lépreuse de la banlieue de New York. Telle est l'authentique histoire qui veut que par sa présence d'esprit la Signora Rose Garavente ait ce jour là donné au monde la possibilité de jouir du talent du plus grand « entertainer » que le siècle ait connu.

Quand il débute en amateur en 1935, le jeune fils d'immigrés italiens n'a qu'une ambition: égaler l'idole du moment, celui qui fait vibrer l'Amérique de sa voix d'or, le grand Bing Crosby lui-même. Mais il lui faudra encore attendre quatre longues années parsemées d'emplois précaires et de minables radio-crochets avant de tenter de rivaliser avec le célèbre crooner et pouvoir profiter de la chance que lui offre soudain Harry James, trompettiste virtuose. Celui-ci vient de quitter Benny Goodman - le Roi du Swing- pour fonder sa propre formation. Nous sommes alors au printemps 1939 et voici le jeune Frank - marié depuis quelques mois à peine - lancé sur les routes américaines, partageant la vie chaotique des musiciens de Big Band et apprenant les ficelles de son métier, soir après soir, pour un premier salaire de 75 dollars par semaine.

Six mois plus tard il franchissait une nouvelle étape et devenait le chanteur vedette de l'orchestre de Tommy Dorsey, l'une des meilleures formations blanches de l'époque. Peu à peu la légende se mettait en place ... un nouveau phénomène vocal était né, utilisant le microphone comme aucun de ses prédécesseurs n'avait su le faire auparavant, tirant les phrases musicales sur des longueurs inusitées, jouant de la sensibilité, de la sensualité et du phrasé.

Un mois avant l'attaque japonaise contre Pearl Harbor, les magazines Downbeat et Metronome pouvaient enfin titrer: "Meilleur Chanteur de l'année 1954 : Frank Sinatra". Celui que la presse ne désignait plus alors que par « The Voice » ou « Frankie », avait désormais remplacé Bing Crosby dans le coeur de l'Amérique adolescente.

L'année suivante, tandis qu'il avait pris - non sans mal - la décision de voler de ses propres ailes, l'ampleur du phénomène Sinatra ne fit que s'accroître, se traduisant par des scènes d'hystérie collective sans précèdent. De cette époque datent les images de légende de « Bobby-Soxers » occupant sans désemparer les travées du Paramount Theatre de New York. En Octobre 1944, pour son troisième passage en ce lieu, plus d'un millier de personnes avaient envahi les guichets avant 6 heures du matin. A neuf heures, sur dix rangées de front, 10.000 adolescents faisaient la queue entre les 43éme et 44éme rues sur la 8éme Avenue tandis que près du double avait recouvert les alentours de Time Square paralysant la circulation. Entre temps, Hollywood avait ouvert ses portes à celui qui allait devenir le symbole de l'Amérique triomphante. Sponsorisées par les plus grandes marques de cigarettes, les émissions de radio se succédaient de semaines en semaines captivant des millions d'auditeurs autour du Hit Parade du moment; Woody Allen retracera plus tard cette époque dans son film « Radio Days ».

Mais bien des contes de fées ont parfois leurs revers et Frank Sinatra dût en subir plus d'un au cours de sa longue carrière. A la fin des années 1940, le public commença à se lasser de ces chansonnettes quelque peu sirupeuses alors que les premiers accents du Rock'n' Roll n'allaient pas tarder à déferler. Empêtré dans ses déboires sentimentaux avec Ava Gardner, en conflit permanent avec la presse et les ligues puritaines, « The Voice » était désormais une valeur en baisse au box office; son nom à lui seul ne suffisait plus à attirer assez de monde pour qu'on puisse l'afficher dans une salle aux dimensions de celles du Paramount. . .En 1949 il n'était plus pointé qu'avant dernier des 50 meilleurs artistes des USA.

Pour comble, le 26 Avril 1950, au Copacabana de New York, il dût de façon pitoyable quitter la scène, totalement aphone, les cordes vocales brisées par une hémorragie. Une à une, les chaînes de radio et de télévision résiliaient leurs contrats, la Metro Goldwyn Mayer mettait fin à son engagement, les studios de disques Columbia l'abandonnaient. Le calvaire allait ainsi durer quelques années encore. Devenu l'ombre de lui-même, laché par ses amis, l'ancien gamin bagarreur des rues d'Hoboken n'abandonnait pas pour autant le combat et luttait de toutes ses forces face au monde impitoyable du show-business...

A la fin de 1952, Frank Sinatra se battit avec un acharnement incroyable afin d'obtenir un rôle de second plan - celui du soldat Maggio - dans le film « Tant qu'il y aura des hommes »que s'apprêtait à tourner Fred Zinneman avec Montgomery Clift, Burt Lancaster et Deborah Kerr. Ce rôle, il en était persuadé, était pour lui. . . il le sentait . . inutile de composer, Maggio le raté, le gavroche italien, c'était lui !

Abandonnant en catastrophe Ava Gardner au Kenya sur le tournage de Mogambo, il parvint à convaincre les dirigeants de la Columbia de lui laisser tourner un test. Le résultat fût tel qu'il emporta la décision (au détriment d'Elie Wallach), acceptant de tourner pour une poignée de dollars. Un an plus tard, face au tout-Hollywood, Frank Sinatra remportait le deuxième Oscar de sa carrière après celui obtenu en 1948 pour un court métrage civique sur la tolérance et contre le racisme.

Renouant dès lors avec le succès, il enregistra des albums prestigieux pour le jeune label Capitol (lequel comptait également dans son écurie quelques grands noms: Judy Garland, Peggy Lee, Nat King Cole, Dean Martin, Bobby Darin, Louis Prima/Keely Smith, Kay Starr. . . ) avant de créer sa propre maison de disques: Reprise. Il retrouva le chemin des studios pour les films devenus aujourd'hui de grands classiques: «L'Homme au bras d'or » d'Otto Preminger, « Comme un torrent » de Vincente Minnelli avec Shirley Mac Laine et son compère Dean Martin, « La Blonde ou la Rousse » aux côtés de Rita Hayworth et Kim Novak, « La Haute Societé » avec Bing Crosby, Louis Armstrong et Grace Kelly....

Le reste appartient désormais à l'Histoire et Frank Sinatra continua de forger sa légende, chantant régulièrement sur les scènes du monde entier, remplissant le Maracana de Rio en 1984 ou multipliant ses prestations dans les casinos de Las Vegas, Atlantic City, Reno, jusqu'à ses deux derniers albums «Duets » enregistrés en 1993. Personnage contreversé, aimé ou haï, aussi fantasque et vindicatif qu'on le disait charitable et sensible aux détresses humaines, il n'a jamais voulu tricher ni décevoir son public. Ne retenons aujourd'hui que l'étendue et la pérennité de son oeuvre: 53 films, plus d'un millier d'enregistrements sonores, plusieurs centaines de millions de disques vendus.

Frank Sinatra - I Love Paris c'est l'époque du moulin rouge, ou la France faisait encore rêver les Américains
Frank Sinatra - Coffee Song Pensée pour ma maman qui aime beaucoup le café !
Frank Sinatra - Jingle Bells J-13 before Chrismas !!! ☺


+ ajout du dimanche 29 janvier 2012
et aussi celle ci car elle fait partie du spectacle de danse des "New York Danses"sur leur représentation Ballet
Frank Sinatra More than this
                    remord